écoute centrée sur la personne

Tout savoir sur l’écoute active

Date de mise à jour : 06/01/2023

Mot(s) clé(s) :

L’écoute centrée sur la personne

 

L’écoutant choisit de faire mouvement vers certaines valeurs :

 

L’empathie

 

Capacité à comprendre l’autre sans jugement de valeur, sans interprétation et sans entraînement affectif. Capacité à saisir ce que l’autre ressent, à entrer dans son cadre de référence, à s’immerger dans son univers subjectif tout en restant soi-même et en gardant sa lucidité. (Je suis au plus près de ce que l’autre ressent mais sans m’identifier à l’autre).

 

L’acceptation inconditionnelle de l’autre

Si la personne parvient à sentir cette acceptation inconditionnelle de l’écoutant, elle y puisera un sentiment de sécurité tel quelle pourra exprimer ce qu’elle n’a jamais pu dire à personne, puis ce qu’elle ne pouvait même pas se dire à elle-même…

Cette attitude dans la relation est donc un encouragement puissant à l’authenticité. Se sentir accepté quoi qu’on exprime, favorise l’acceptation de soi.

Paradoxe de l’approche centrée sur la personne :

« C’est dans la mesure où je m’accepte comme je suis que je deviens capable d’évoluer » (Carl Rogers)

 

La non défensivité

Capacité à accueillir le reproche sans céder à la tentation de justifier, de démontrer ou de contre-attaquer (défensivité : attitude de la personne qui s’attend en permanence à être attaquée, mise en cause, accusée…)

 

La congruence

L’authenticité comporte plein conscience de tout ce qui se passe en soi (émotions, sentiments, ambivalences…) et capacité à l’exprimer. L’authenticité implique lucidité sur soi-même autant que sincérité…Elle est une longue et difficile conquête sans cesse remise en cause.

Réservons le terme de congruence à la capacité (chez l’écoutant à un moment donné) d’accueillir la parole de l’autre d’une manière qui associe authenticité sobre (juste ce qu’il faut), non –défensivité et acceptation inconditionnelle de l’autre.

« Dans mes relations avec autrui, j’ai appris qu’il ne sert à rien, à long terme, d’agir comme si je n’étais pas ce que je suis ». Carl Rogers.

Dans une telle approche, la dissymétrie de l’entretien tend à se réduire puisque l’écoutant sait que son degré d’authenticité et de non défensivité conditionne l’authenticité et la non défensivité de son interlocuteur.

 

Principes d’action pour l’écoutant

  1. Accueil plutôt qu’initiative
  2. Attention focalisée sur ce qui est vécu par le sujet plutôt que sur les faits
  3. Intérêt pour la personne plutôt que pour le problème évoqué
  4. Effort de facilitation de l’expression de la personne plutôt que souci de perspicacité utilisant un système d’interprétation extérieur
  5. emploi systématique et discret de la reformulation empathique

 

La reformulation empathique comme technique de base

Elle vise, les sentiments, les émotions, les significations, les intentions exprimés verbalement ou non par la personne.

Evitant tout ce qui serait suggestion d’une direction particulière, l’écoutant accompagne la personne sur son chemin à elle.

Si la reformulation est opportune elle accroîtra confiance de la personne en sa propre parole (« J’ai réussi à communiquer ce qui est mon sentiment »), mais aussi la confiance dans l’autre (« il m’écoute vraiment ! C’est bien ça que je voulais qu’il entende ! »). Le sentiment de sécurité accrue qui en résulte stimule le besoin d’exprimer à un niveau de plus grande authenticité. Dans un tel climat, la personne va pouvoir refermer certaines structures dans lesquelles elle se trouve émotionnellement bloquée.

 

 

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